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31/07/2019

Ce que nos vêtements disent de notre mode de ville

Dis-moi comment tu t’habilles et je te dirais qui tu es ! Ce que nous portons en révèle beaucoup sur nous : notre mode de vie, notre culture et même notre moyen de déplacement quotidien. Une chemise à carreaux, une paire de baskets ou une coupe de veste disent une vision du monde urbain et une façon de vivre la ville.
Les micro-nomades, plus que les autres, savent se distinguer. Regardons de plus près ce qui se cache sous nos coutures...
"Le vêtement révèle une part de nous. Entre intime et social, il est l'un des liens qui nous unit aux autres. Il permet de se montrer au monde, et par cela, il donne une certaine image de soi aux autres."

 

“Le vêtement révèle une part de nous. Entre intime et social, il est l’un des liens qui nous unit aux autres. Il permet de se montrer au monde, et par cela, il donne une certaine image de soi aux autres. Il s’agit alors souvent d’affirmer son identité. Car porter un vêtement, c’est être en quête d’une certaine appréciation, construire une perception”, raconte le blog Lumières de la ville
Alors le vêtement devient un lien entre soi-même et l’extérieur, devenant un outil social nous reliant aux autres, tout comme un moyen d’exprimer sa personnalité”.

La fringue révélatrice de notre état d’esprit ? Pas seulement. Le choix de notre tenue en dit encore plus :
“La mode révèle ainsi la personnalité, les convictions, les appartenances à des groupes et peut également être en dire plus sur les  lieux géographiques ou les scènes urbaines que les individus fréquentent. Le décor urbain est finalement un peu comme un accessoire de mode, presque indispensable au message qui veut être transmis.” 

Le choix vestimentaire des micro-nomades

Et traverser ce “décor urbain”  tous les jours en trottinette électrique ou en vélo implique de trouver le vêtement qui exprime la liberté de mouvement que les micro-nomades expérimentent dans leurs déplacements.
Ils sont 2,2% des actifs à choisir une trajectoire originale, en empruntant un vélo pour se rendre à leur travail (étude de l’INSEE qui date de 2017). Un trajet plus exposé aux intempéries et péripéties de la route qu’un automobiliste ou un usager des transports en commun.
Ces néo-nomades ont besoin de vêtements fonctionnels mais aussi révélateurs de leur état d’esprit : aisance dans les mouvements, visibilité, protection contre le vent et la pluie, style affirmé.

Quand mobilité rime avec liberté

Laura, ancienne étudiante Lyonnaise, témoigne :
“J’habitais dans la même rue que ma fac donc je m’y rendais à pied. Par contre pour me déplacer en ville, pour aller voir des amis ou même aller faire du sport, je prenais mon vélo, c’était le moyen de transport le plus pratique. Quand je me déplaçais à vélo, forcément, j’étais obligée de changer ma manière de m’habiller. Je mettais un short ou un pantalon à la place d’une jupe, surtout dans un soucis pratique. Quand c’était pour faire des trajets plus long, j’essayais quand même de mettre des habits respirants, adaptés au sport pour ne pas être gênée par ma transpiration. Lorsque j’avais des habits adaptés, les facteurs confort, transpiration ou sécurité ne me faisaient plus peur”.


Prendre les transports en commun, c’est accepter les contraintes d’horaire, de trajets, d’attente. En revanche, pédaler ou circuler en trottinette électrique est le luxe de la liberté de déplacement en terrain urbain. Cela se vit et cela se dit ! Minorité roulante et agissante, les micro-nomades racontent ainsi, par ce qu’ils portent, leur conception du déplacement en ville. Une sorte de manifeste silencieux exposé tous les jours.
“La manière de se vêtir peut contribuer à construire un sentiment d’appartenance. Qu’il s’agisse d’une sous-culture, d’un mouvement politique, comme les gilets jaunes, ou d’un lieu, le vêtement peut servir à porter une identité”, complète l’article du blog Les Lumières dans la Ville. Le vêtement, un signe de ralliement ?

Texte : Anouchka Noisillier et Guillaume Desmurs
Photos : Justin Theroux / Unsplash : 
Brad o Reilly, Yoav Aziz, Xr Wang 
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