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31/07/2019

Adam Magyar met la ville en pose

Nous pouvons tous nous reconnaître dans les photos d’Adam Magyar.
En déplacement quotidien sur un quai de métro ou un trottoir, nous faisons partie d’une masse en mouvement dans laquelle le photographe parvient à redonner à chacun sa personnalité. En offrant une pause dans l’euphorie des transports bondés et du flot des citadins dans la rue, le photographe dévoile un sens nouveau au mouvement des villes. En détournant l’espace et le temps, Adam Magyar révèle de nouvelles dimensions dans notre routine de mobilité.

"Le facteur temps est essentiel, autant dans nos vies personnelles que pour l’humanité, en tant que communauté."

Grâce à son appareil-photo (l’outil idéal pour déjouer le temps et tordre l’espace), Adam Magyar rejoue à contretemps le déplacement incessant des citadins. Toutes ces personnes évoluent dans une même direction en formant une masse, mais avec un peu de recul, on peut observer chaque personnalité dans son individualité.
Il peut ainsi montrer par ses photos, que les trajets sont des rencontres entre les individus, parfois à leur insu. Adam Magyar nous convie à cette découverte et nous incite à ouvrir les yeux. Différemment.

Le monde citadin de Magyar

Le photographe décrit ainsi sa vision du monde :
Le facteur temps est essentiel, autant dans nos vies personnelles que pour l’humanité, en tant que communauté. Je m'intéresse davantage dans la scénographie de notre propre fugacité. Dans mon travail, je capture le temps limité de l’Homme dans l’infinité. Dans mes images, “j’immortalise” une situation où on observe les gens avec de la distance. Je les décris alors comme des particules dans un système. L’observateur de cette scène est une personne imaginaire, qui regarde l’ensemble comme un outsider, étant exempt des règles du temps”.

Dans ses fameux projets STAINLESS (ralenti extrême), URBAN FLOW (technique photo particulière figeant les mouvements) et SQUARE (la création numérique de foules artificielles), le photographe explore les masses mobiles dans des tunnels, sur des quais de métro, traversant des halls.
Pourtant la mobilité urbaine ne se réduit pas à ces ambiances confinées et on espère qu’Adam Magyar tournera bientôt son appareil-photo vers la surface où circulent vélos et trottinettes, à l’air libre. D’autres formes de mouvements à explorer visuellement pour l’artiste…

Texte : Anouchka Noisillier et Guillaume Desmurs
Photos : Adam Magyar
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