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29/11/2019

Génétiquement paresseux?

Les chercheurs savent (comme tout un chacun) que l’homme a une coupable tendance à la paresse. Et cela s’explique par ses gènes. Pourtant, l’évolution nous a aussi doté d’un corps ayant besoin d’être physiquement actif. Köppencap à su trouver les arguments pour vous donner envie de sortir de cette mouvance occidentale. 

Alors bougeons, roulons, pédalons : l’éco-mobilité quotidienne c’est la santé ! L’homme est-il génétiquement paresseux ?
“Nous avons donc en nous le besoin d’activité physique, produisant toutes sortes d’hormones antidouleurs, anxiolytiques et euphorisantes.”

L’humain moderne est paresseux 

L’être humain du troisième millénaire des pays riches a un problème : il n’est pas suffisamment actif physiquement. Il faut qu’il se bouge ! Ainsi, « avec une moyenne de 7 889 pas par jour, 3/4 des Français ont un niveau d’activité qui reste encore loin des 10 000 pas quotidiens à atteindre pour se maintenir en forme et préserver sa santé (recommandation de l’Organisation Mondiale de la Santé) », précise cette étude.
Le vélo lui permet de dépenser 300 calories par heure, la trottinette 200 et la marche 100. Même dans l’effort, le génie humain a trouvé la parade pour s’économiser : l’assistance électrique

Etre paresseux, c’est surtout s’économiser ! 

Partisan du moindre effort ? Ce n’est pas aussi simple. La paresse est utile, nos gènes le savent (et nos canapés aussi) : cela permet d’économiser son énergie dans les périodes difficiles, en prévision de la recherche de nourriture indispensable à la survie. C’est ce que décrivent des scientifiques signant une étude sur le sujet.
Dans la vie quotidienne aujourd’hui, « s'éloigner des opportunités de sédentarité omniprésentes dans notre environnement moderne (escalators, ascenseurs, voitures...) nécessiterait donc bien de vaincre une attraction sédentaire qui serait ancrée dans notre cerveau ». Tous les coups sont permis pour se la couler douce… ce n’est pas de notre faute, c’est notre ADN qui est paresseux

L’homme à besoin de faire de l’exercice pour garder la forme 

Si cette tendance à la facilité a donc une fonction de survie, notre corps est conçu pour l’exercice ! Non, l’homo sapiens n’est pas un fainéant. Les mêmes chercheurs précisent que « nous avons aussi évolué pour être physiquement actifs. Voici environ 2 millions d’années, (…) nos ancêtres (…) parcouraient alors 14 km par jour en moyenne. La sélection naturelle a donc favorisé les individus capables d'accumuler une grande quantité d'activité physique tout en s’économisant ». Nous avons donc en nous le besoin d’activité physique, produisant toutes sortes d’hormones antidouleurs, anxiolytiques et euphorisantes.

Une activité physique quotidienne, comme pédaler ou marcher, pourrait nous rendre plus heureux ? C’est ce que proposent les auteurs de l’étude en appelant de leurs voeux des politiques publiques développant « des infrastructures et des espaces publics ouverts, sécurisés et bien entretenus afin de favoriser l'accès à des endroits propices à la marche, au vélo et à toute autre activité physique. L'architecture des nouveaux bâtiments devrait aussi favoriser notre activité physique tout au long de la journée, en privilégiant l'accessibilité aux escaliers, les postes de travail debout, etc. »

On pourrait faire de beaux t-shirts Köppencap avec les slogans suivants : Aménagement urbain et bonne santé. Le bien-être par la piste cyclable. Mangez, bougez, pédalez, éliminez, recommencez. Pédalez plus pour gagner plus. Vélo, boulot, endorphines.
Texte : Guillaume Desmurs
Photos : Javier Mazzeo, Unsplash
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